Valence ou l’illustration de la crise du foot espagnol

Le football espagnol connait actuellement des temps difficiles résultant à la fois de la crise économique et d’une mauvaise gestion durant les années passées. Parmi les clubs de Liga, le FC Valence illustre parfaitement cette situation.

 

Après avoir joué les trouble-fêtes entre le Real et le Barça au début des années 2000, le FC Valence accuse aujourd’hui une dette de 220 millions d’euros. La mégalomanie du président de la Généralité Valencienne et de la maire de Valence de l’époque ont conduit le club à sa perte. A trop vouloir valoriser l’image de la ville (grand prix de Formule 1, aquarium démesuré, plus grand port de la Méditerranée… et club de football aux premières places européennes), les politiciens ont poussé à des dérives qui vont finalement coûter cher au club.

 

Ainsi, le FC Valence peut profiter de prêts illimités de la part de la banque régionale et est autorisé à effectuer une opération immobilière d’envergure : vendre les terrains sur lesquels est construit le stade Mestalla pour pouvoir construire un nouveau stade de 75000 places et un centre d’entrainement. Mais après deux ans, les travaux doivent s’arrêter par manque d’argent et les dettes s’accumulent pour le FC Valence.

 

En 2009, le club est repris par Manuel Llorente qui tente à tout prix de réduire la dette et vend ses meilleurs joueurs. Malgré ces efforts, la situation reste difficile et le club ne peut plus rembourser les intérêts de ses différents prêts. Le gouvernement régional en vient en 2013 à assurer son rôle de garant et devient propriétaire du club à 70%. Il espère maintenant pouvoir achever les travaux du nouveau stade pour pouvoir vendre les terrains de l’ancien et espérer un renouveau sur le plan sportif.

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