Plus d’un milliard d’euros de dettes pour les clubs portugais de football

liga-sagresCinquième meilleure nation à l’indice UEFA, le Portugal réussit chaque année à placer des clubs dans les derniers carrés des deux grandes compétitions du football européen, la Ligue des Champions et l’Europa League. Mais à quel prix ?

 

On a pris l’habitude ces dernières années de voir les clubs portugais aller loin en Coupe d’Europe mais l’explication à cela pourrait bien se trouver dans la gestion même des grands clubs du pays que sont le FC Porto, le Benfica Lisbonne et le Sporting Portugal.

 

En effet, si ces trois clubs effectuent depuis de nombreuses années des recrutements très judicieux en particulier en faisant venir des joueurs d’Amérique du Sud souvent inconnus en Europe, ils ont aussi l’avantage de disposer jusqu’à aujourd’hui de fonds financiers quasi-illimités.

 

Il suffit de regarder la dette de ces trois clubs pour comprendre que le Benfica, le Sporting et à un degré moindre Porto ont vécu largement au-dessus de leurs moyens. Avec une dette record de 449 millions d’euros, le Benfica va assurément devoir se serrer la ceinture à l’heure de l’érection du fair-play financier. Ceci est d’autant plus vrai que la faillite de la Banco Espirito Santo qui était actionnaire à près de 8% et qui avait une ardoise de plus de 110 millions d’euros.

 

La situation du Sporting Lisbonne n’est guère plus réjouissante puisque c’est une dette de 442 millions d’euros qu’a contracté le deuxième grand club lisboète pour obtenir, qui plus est, des résultats pas vraiment à la hauteur lors des dix dernières années.

 

Le FC Porto, quant à lui, n’a une dette que de 200 millions d’euros. Certes, le montant est moins important mais tout de même… La seule réalité est que le FC Porto a des recettes un peu plus importantes grâce à de meilleures plus-values à la vente sur ses joueurs d’origine sud-américaine.

 

Il n’empêche que les dettes du Benfica, du Sporting et du FC Porto laissent penser que ces trois grands clubs devraient rentrer dans le rang lors des prochaines saisons car on peut imaginer que les dirigeants de ces trois formations préfèreront se serrer la ceinture plutôt que de tenter de jouer dans une cour finalement trop grande pour eux. Et cela est d’autant plus vrai que les clubs portugais pourraient bien se voir exclus des compétitions européennes si ils ne changent pas de politique de gestion en raison du fair-play financier.

 

Reste a espérer que le foot portugais ne pâtira pas trop du recul à attendre de ses clubs sur la scène européenne.

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