Munich 1860 : Un boycott de la presse bien difficile à expliquer

munich 1860En 2016, un club de football professionnel est fortement sollicité par la presse et il se doit, dans la limite du raisonnable, de répondre du mieux possible aux journalistes. En effet, même si un club dispose d’un site web qui fait office de vitrine pour sa communication officielle, la presse est un élément majeur de son environnement qui doit servir de vecteur pour cette communication. Pour autant, certains clubs prennent le pari inverse comme Munich 1860 qui vient d’annoncer un boycott de la presse.

 

Munich 1860, un club allemand en déclin ?

Englué à la 13ème place de la D2 allemande, Munich 1860 est un club qui évolue dans cette division depuis maintenant 12 ans.

Si au fil des années, le club bavarois est donc devenu un habitué de la division, cette saison est quelque peu différente puisque de nombreuses tensions sont visibles. Il faut dire qu’après un sauvetage in extremis lors de la saison 2015-2016, Munich 1860 avait espéré regarder vers le haut et la frustration semble donc grande chez les dirigeants.

Aussi, ces derniers cherchent des excuses pour justifier les prestations moyennes de l’équipe professionnelle et les supporters tout comme la presse sont devenus de bons bouc-émissaires.

Eh oui, après s’être fait remarquer en interdisant la vente du fanzine des Ultras de Munich 1860 pour la simple et bonne raison que ce dernier critiquait vivement la gestion de Hasan Ismaik, l’actionnaire majoritaire jordanien des Löwen (Lions), voilà que le club vient d’aller plus loin en boycottant la presse.

 

Plusieurs journaux interdits de stade pour les matchs de Munich 1860

Déjà évoqué à la fin de l’année 2016, le boycott de la presse par le club munichois est désormais effectif.

Il y a quelques heures, via un communiqué officiel, les dirigeants des Löwen ont fait savoir que trois journaux locaux (Bild, Tz et Münchner Merkur) étaient interdits de stades pour les rencontres du club bavarois.

Selon les dirigeants de Munich 1860, « les articles des dernières semaines ne constituaient plus une base pour un partenariat collaboratif ». Si l’on peut comprendre que le club allemand ait du mal à vivre les critiques de la presse, comment est-il possible d’évoquer « un partenariat collaboratif ».

Jusqu’à dernière nouvelle, la presse est libre et peut relayer les choses telles qu’elle les ressent. Quant aux clubs, ils doivent accepter d’être portés aux nues comme d’être critiqués. Or, lorsque l’on est dans une dynamique en championnat marquée par 8 revers, 3 matchs nuls et seulement 3 victoires, ce sont généralement plutôt des critiques que des félicitations qui sont émises par les journalistes. Somme toute logique…

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