Le sponsoring actionnarial, futur modèle économique du football ?

Borussia-Dortmund

A l’heure où une crise économique majeure frappe la planète, les clubs de football tentent de trouver des solutions pour maintenir leur budget voire même pour l’augmenter. Le club du Borussia Dortmund a ainsi copié le Bayern ces dernières semaines en lançant le sponsoring actionnarial, un modèle économique qui pourrait séduire les clubs cotés en Bourse.

 

Il y a quelques jours, le Borussia Dortmund a levé des capitaux afin de réduire sa dette mais aussi de disposer d’un budget plus important pour construire son effectif. Plusieurs entreprises ont ainsi acquis des parts du Borussia Dortmund. Et oui, au-delà de payer des espaces publicitaires ou des prestations d’hospitalité sportive, plusieurs grands partenaires du BVB sont désormais propriétaires d’une partie du club de la Ruhr.

 

Cela s’appelle du sponsoring actionnarial et semble être un modèle économique à la mode pour les clubs côtés en Bourse. A Dortmund, la société d’activités chimiques Evonik détient ainsi 10% des actions du club, l’équipementier Puma 5% et la compagnie d’assurance Signal Iduna 5%.

 

Bien entendu, pour ces sponsors, il s’agit d’un placement à risque élevé tant les clubs de football peinent en Bourse. Toutefois, comme c’est déjà le cas au Bayern Munich avec plusieurs partenaires prestigieux, le sponsoring actionnarial a le mérite d’intégrer les sponsors à la vie du club puisque en détenant des actions du club, ils ont leur mot à dire sur la politique conduite.

 

De l’extérieur, cela peut faire peur. Pourtant, le sponsoring actionnarial est plébiscité tant par les clubs que par les sponsors qui sont tous gagnants dans l’affaire, le sponsor en terme d’image et de notoriété, le club d’un point de vue financier mais aussi parfois stratégique, certains sponsors ayant le bras long…

 

Au final, le sponsoring actionnarial est peut être aujourd’hui le modèle économique le plus à même de contrer la dépendance toujours plus importante des clubs de football aux droits TV. Reste toutefois à voir si les clubs seront frileux ou non à tenter l’aventure du sponsoring actionnarial…

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