Le Qatar, paradis ou prison pour les footballeurs ?

Emirat richissime, le Qatar offre des ponts d’or pour que les footballers viennent joueur dans son championnat. Mais les salaires impressionnants promis par les clubs qataris cachent une réalité qui n’est pas toujours aussi dorée.

 

Le footballeur franco-algérien Zahir Belounis en a fait l’amère expérience et en subit actuellement les conséquences. En signant avec le club d’Al-Jaish en 2007, il était loin de se douter qu’il se battrait aujourd’hui pour pouvoir quitter le territoire qatari. A la fin de son contrat, alors que Belounis souhaitait partir, le club d’Al-Jaish le convainc de rester mais le prête à Al-Markhya en affirmant qu’il continuerait à lui verser un salaire en plus de celui d’Al-Markhya. Cet argent, Belounis ne l’a jamais vu et il a pris des avocats pour tenter de le récupérer. En pure perte : Al-Jaish lui demande de signer un papier affirmant que le club ne lui doit rien, sans quoi les dirigeants refusent de signer son autorisation de sortie du territoire, sésame pour quitter le pays.

 

Cette « prise d’otage » n’est pas isolée. Abdeslam Ouaddou, ancien footballeur de Ligue 1 qui a subi une situation analogue, soutient actuellement les épouses de trois autres hommes « emprisonnés » au Qatar : un entraineur mais également deux chefs d’entreprises, qui se battent pour obtenir leur bon de sortie.

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