Le naming va-t-il s’imposer en France ?

Allianz Arena à Munich, Emirates Stadium pour Arsenal, Iberostar Estadio à Majorque, Energi Nord Arena à Aalborg, Kyocera Stadion à La Haye, Tele2 Arena à Stockholm… les stades européens se laissent de plus en plus tenter par le naming. Et les clubs de football français commencent à suivre le mouvement, même si la pratique peine plus à faire sa place dans l’hexagone.

 

En janvier 2011, Le Mans FC inaugure son nouveau stade et avec lui la pratique du naming dans le football français. La MMArena suscite la curiosité chez les autres clubs qui réfléchissent à ce nouveau mode de financement pour leurs futurs stades. En 2013, Nice a suivi l’exemple du Mans en faisant construire l’Allianz Riviera pour laquelle Allianz versera 2 millions d’euros pendant 9 ans. D’autres clubs français souhaitent tenter l’expérience du naming : l’Olympique Lyonnais, les Girondins de Bordeaux et même l’Olympique de Marseille avec son mythique Vélodrome.

 

Mais la situation économique actuelle ne favorise pas vraiment la pratique en France et trouver une marque pour financer un stade et s’associer à l’image d’un club n’est pas chose évidente. Les entreprises sont plus frileuses à se lancer dans un investissement important dont les retombées ne sont sûres. Ainsi, un naming était prévu pour le nouveau stade de Lille mais face aux difficultés rencontrées, la communauté urbaine a finalement opté pour une appellation plus traditionnelle : le Stade Pierre Mauroy. Une alternative qui n’est pas vraiment du gout de tous et contre laquelle un recours a été déposé car elle priverait la communauté urbaine d’une recette  estimée à plus de 3 millions d’euros par an.

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