Le mercato est-il un marché aux esclaves ?


 
Pendant la période estivale, les transferts vont bon train et les joueurs passent d’un club à l’autre à coup de contrats mis au point par les agents. Joueurs, clubs et agents sont donc les protagonistes de ce vaste jeu de chaises musicales et il est légitime de se demander quels sont les véritables gagnants.

 
 

Les joueurs de football sont souvent pointés du doigt en raison de leur salaire parfois mirobolant et n’est pas question de revenir sur ce sujet ici. Malgré cela, la forte présence des agents sur le marché des transferts a tendance à transformer les joueurs en simple marchandise et il n’est pas exagéré de considérer qu’il s’agit d’une sorte d’esclavagisme moderne.

 

Les indemnités de transferts des agents peuvent atteindre des sommes importantes et ceux-ci peuvent privilégier leurs propres gains à l’intérêt du joueur. Les transferts peuvent même devenir impossibles quand plusieurs agents se  partagent un même joueur, comme nous avons pu l’observer avec Carlos Tevez. Les clubs, quant à eux, peuvent faire pression pour qu’un joueur parte par exemple en ne le faisant plus jouer, en témoigne le cas Gomis à l’Olympique Lyonnais. Finalement, même si les portefeuilles des joueurs profitent largement de ce marché des transferts, les joueurs eux-mêmes restent à la merci de la volonté de leurs agents et surtout des clubs.

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