Fair-Play Financier : Quand l’UEFA sanctionne les pertes plus que les dettes !

En découvrant la semaine passée la liste des clubs européens sanctionnées (dont le Paris Saint Germain, Manchester City ou le Rubin Kazan) dans le cadre des principes du fair-play financier, beaucoup ont été étonnés de ne pas découvrir de clubs espagnols et italiens, pourtant criblés de dettes. Voilà les explications…

 

En mettant en place le fair-play financier, l’UEFA a fait des choix peu pertinents selon beaucoup puisque l’UEFA a décidé de s’attaquer aux pertes financières plutôt qu’aux dettes des clubs.

 

Pour faire simple et pas trop technique, les clubs ayant emprunté de l’argent aux banques et devant donc rembourser de l’argent aux institutions bancaires ne sont normalement pas inquiétés par l’UEFA et ce même s’ils engrangent des dettes colossales. Les deux finalistes de la Ligue des Champions, l’Atletico Madrid et le Real Madrid, cumulent ainsi plus d’un milliard de dettes mais ne sont pas dans le collimateur de l’UEFA.  Le plus souvent, les dettes sont contractées pour investir que ce soit dans des joueurs ou bien dans des infrastructures.


L’UEFA a elle décidé de sanctionner les clubs sur la base des pertes financières, aussi appelées déficit par les économistes. Ces pertes correspondent ni plus ni moins qu’à un solde négatif lorsque l’on soustrait les charges d’un club (salaires et frais divers) à ses recettes (sponsoring, billetterie, droits TV, …).

 

C’est donc parce que Manchester City, le Paris Saint Germain, le Rubin Kazan ou encore Bursaspor ont des charges supérieures à leurs recettes que ces clubs ont été sanctionnés par l’UEFA.

 

Une chose est sûre, les règles établies pour le fair-play financier sont un véritable non-sens et les économistes comme les juristes, pourtant favorables au fair-play financier, déplorent la mise en place pour laquelle a opté l’UEFA. Autant dire qu’entre ceux qui arguent que le fair-play financier est une mesure illégale et ceux qui déplorent la manière dont il a été mis en place, il n’y a plus beaucoup de partisans de cette mesure pourtant phare de Michel Platini et de l’UEFA.

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