Arbitrage Vidéo : Platini fait un pas en avant et deux en arrière

Interrogé par Ouest France au sujet de la mise en place de l’arbitrage vidéo dans le football, le président de l’UEFA, Michel Platini, a confirmé sa position de partisan du « NON à l’arbitrage vidéo ». Il avoue néanmoins que l’arbitrage des hors-jeu pourrait justifier le recours à la vidéo même s’il ne voit pas comment celle-ci pourrait être mise en place.

 

S’il y en a bien un qui campe sur ses positions, c’est bien Michel Platini. En effet, comptant parmi les plus farouches opposants à l’arbitrage vidéo qu’il juge contraire à l’esprit du football, le président de l’UEFA a rappelé ses convictions. Il a d’ailleurs fait remarquer que la phase de jeu qui nécessiterait le plus la vidéo est le hors-jeu et qu’aucune méthode technologique ne permet aujourd’hui de juger électroniquement de ces phases de jeu de manière instantanée. Autant dire que pour lui, l’arbitrage vidéo apporterait davantage de nuisances que de bénéfices au football.

 

Michel Platini a aussi insisté sur le fait que sa solution (ndlr : cinq arbitres) se montrait plutôt probante dans les compétitions où elle est testée. Elle a de plus, selon lui et contrairement à ce qu’annonce Sepp Blatter l’avantage d’être peu coûteuse étant donné que les arbitres supplémentaires coûtent 2,3 millions d’euros par an alors que l’installation de l’arbitrage vidéo sur la ligne de but coûterait à elle 32 millions d’euros (54 millions pour 5 ans). Ca laisse tout de même dubitatif de tels tarifs pour un simple arbitrage vidéo…

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