Anzhi Makhachkala, le club russe qui voulait devenir roi de l’Europe…

En Janvier 2011, le milliardaire russe Suleyman Kerimov débarquait à Makhachkala, la capitale du Daghestan, région dont le puissant Russe est originaire. Il achetait alors l’Anji (ou Anzhi) pour en faire le meilleur club de Russie mais aussi jouer les premiers rôles sur la scène européenne. Néanmoins, ce projet si ambitieux tourne aujourd’hui au vinaigre…

 

En 2011, quand Kerimov devient l’investisseur principal de l’Anzhi Makhachkala, personne ne connaît ce club basé loin de Moscou ou de Saint Petersbourg, les deux vrais poumons de la Russie. Il faut dire que le club du Daghestan n’a alors à son palmarès qu’une finale (perdue) de Coupe de Russie et 3 saisons d’expérience dans l’élite du football russe.

 

Pourtant, avec les arrivées successives de joueurs comme Roberto Carlos, Jucilei, Boussoufa, Zhirkov mais surtout Samuel Eto’o, l’Anzhi Makhatchkala devient rapidement un véritable épouvantail qui, à coup de millions d’euros, parvient à attirer les meilleurs joueurs de la planète avec l’objectif de devenir dans un premier temps le club n°1 en Russie.


En 2011/2012, le club du Daghestan termine 5ème de la Première Ligue Russe  et se donne donc le droit de retrouver la Coupe d’Europe. La saison suivante, l’Anzhi Makhachkala échouera cette fois à la 3ème place du championnat et en 8èmes de finale de l’Europa League.

 

Mais ces résultats, pourtant probants, ne parviendront pas à convaincre Suleyman Kerimov de poursuivre ses investissements dans l’Anji, la non-qualification pour la Ligue des Champions semblant la principale cause à ce changement de politique. Conséquence de cela, toutes les stars sont reparties et l’Anzhi est en passe de retrouver son anonymat.

 

Brillamment qualifié pour les 16èmes de finale de l’Europa League dans une poule, admettons-le, très facile, le club connaît toutes les difficultés du monde dans le championnat russe où il occupe après 17 journées la dernière place avec un triste bilan de 0 victoire.

 

Et oui, l’Anji s’est, en voulant voir trop grand, sans doute brûler les ailes. Preuve que l’argent ne suffit pas à remporter des trophées

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